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Mohammed VI : le règne du renouveau ?
Le 23 juillet 1999 disparaissait Hassan II, roi du Maroc. Son fils aîné lui succède sous le nom de Mohammed VI. Déjà séduit par son jeune âge et la simplicité de son comportement public, le peuple marocain place en lui tous ses espoirs. A peine intronisé, il limoge le ministre de l'Intérieur Dris Basri, lui retirant ainsi le contrôle de la DST (police politique) et surtout la gestion du dossier Sahraoui. Il autorise également le retour au pays d'Abraham Serfaty, exilé depuis huit ans pour avoir remis en cause la « marocanité » du Sahara occidental. Les ex-détenus politiques lui témoignent alors de leur adhésion, surtout à la suite de la création d'une commission chargée d'indemniser les victimes de la « répression paternelle ». Il est certain que ces actes témoignent d'une nouvelle volonté de changement, et tous les marocains ou presque placent en Mohammed VI une confiance indéfectible. Il lui reste cependant à régler le problème épineux que représente l'autonomie du Sahara occidental dont le référendum est sans cesse reporté. Le statut de la femme, réduit à celui de « mineure à vie » par le Code du Statut Personnel attend lui aussi d'être réformé. Cette tâche est d'autant plus ardue qu'elle dépasse les clivages de l'islamisme. Certains membres de l'USFP (Union Socialiste des Forces Populaires) y sont opposés. Enfin, les marocains espèrent une lutte accrue contre la corruption dans un pays où tout acte administratif s'achète.
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